Test de la raquette Prince Warior Textreme

J’ai récemment du changer de raquette à cause d’un mal de bras récurrent. Je me suis donc rendu dans mon magasin spécialisé de tennis préféré à Caen chez Tennis Mania pour tester quelques cadres. Ayant lu quelques avis ici et là, j’avais déjà quelques idées de raquettes à essayer, en premier lieu la Yonex RD 100 et la Warior de chez Prince, une marque toujours réputée pour le confort de ses cadres. Mon vendeur m’a aussi conseillé de tester la Wilson Ultra 100, réputée elle aussi pour être douce pour le bras.

Pour planter le décor de ce premier article sur le test de matériel, voici un bref rappel de mon pedigree :

  • Je suis classé 15/5 (15/4 à mon meilleur)
  • Je jouais jusqu’à aujourd’hui en Pure Drive Team (la version Wimbledon), donc un tamis 100 et un poids (léger) de 285g
  • Avant la Pure Drive de Babolat j’ai joué avec (ordre inversement chronologique) : Prince Textreme 100T, Pacific X Fast Pro, Pacific X Force, Babolat Pure Drive… Et plus loin encore, Wilson Prostaff 6.1 et Head Prestige Intelligence…
  • J’ai des problèmes de tendinites récurrents (un golf elbow, et non pas un tennis elbow), je pensais qu’en prenant une raquette plus légère je me préserverai, erreur !

 

 

Le test de la Warior 100, préambule :

J’ai commencé le test de la Prince avec la configuration “Tennis Mania” :

  • La version 300 gramme et plan de cordage 16/18
  • du Luxilon Adrenaline un peu usé tendu à 23kg

Malheureusement, après une quarantaine de minutes de jeu, le cordage s’est cassé. Le coté positif c’est que j’ai recordé la raquette sur ma machine avec une corde que je connais bien : le Prince Beast XP. Bref, voici mon ressenti sur la raquette la plus puissante de la gamme Prince.

Test de la Prince Warior 2017

Déjà, voici à quoi ressemble la bête :

La Warior est à la gamme Prince ce que peut être l’AeroPro Drive chez Babolat. Donc quelque chose de très puissant et assez polarisé. On est sur un une forme de cadre de plus en plus classique dans le tennis moderne : tamis de 645, poids de 300 grammes. La particularité ici va résider dans le plan de cordage en 16/18 quand la plupart des marques proposent un 16/19. On a donc un travers en moins ce qui est censé favoriser plus de lift, plus de puissance et plus de tolérance mais en contrepartie moins de controle.

Confort :

Dès les première frappes, j’ai été surpris par le confort qu’offre cette raquette, normalement assez rigide. On est très loin devant ma Pure Drive : ça ne vibre pas du tout et c’est super tolérant. On retrouve le coté un peu “feutré” qu’ont toutes les Prince, signature de la marque.

Puissance :

Pas de surprise là non plus, la Warior est une des raquettes compétitions les plus puissantes sur le marché, et ça envois du bois. On a accès aux effets très facilement, dans le relachement c’est parfait, la raquette étant polarisée il suffit d’envoyer le début de geste pour que le reste se fasse tout seul.

Maniabilité :

C’est la le point faible de cette raquette selon moi. La Warior est un peu trop dure à bouger et c’est particulièrement criant en défense, j’ai été assez géné pour jouer des bons coups dans mes déplacements, en particulier quand j’été débordé. A la volée pareil, j’ai eu bien du mal à faire bouger la raquette (mais je précise que je suis vraiment nul au filet 🙂 )

Prise d’effet : 

Plan de cordage en 16/18, cadre profilé, tamis de 645cm², tout est réuni pour une prise d’effet maximum et ça fonctionne plutôt très bien. L’inertie de la raquette fait qu’une fois que le bras est lancé, l’ensemble bouge tout seul et la tête de raquette circule très bien, moi qui ne suis pas un grand lifteur, j’ai vraiment eu l’impression de pouvoir imprimer beaucoup de spin à la balle, à la demande. Assez grisant comme sensation.